Le charleston :
Le charleston est créé aux États-Unis à la fin des années 1920, et a, en raison de son style dynamique et spectaculaire, un succès considérable à l'époque. C'est la ville de Charleston en Caroline du Sud qui lui donne son nom. Il est introduit en France en 1925, par la « Revue nègre » qui se produit alors au théâtre des Champs-Élysées et par la danseuse noire américaine Joséphine Baker, qui le danse aussi dans les principaux établissements de l'époque. Le charleston a une très grande vogue en France, de 1925 à 1927, allant en décroissant en 1928.
Le charleston se danse en solo, en duo ou en groupe, sur les rythmes endiablés du hot jazz. Il est fondé sur des déplacements du poids du corps d'une jambe à l'autre, pieds tournés vers l'intérieur et genoux légèrement fléchis.
Le black bottom est une variante de cette danse possédant la même rythmique binaire et syncopée que le charleston. Un des pas favoris de cette danse consiste à faire des pas sautillés en avant et en arrière (Boogie).
Le charleston, et en particulier le collegiate charleston, est le précurseur direct du lindy hop et du jazz roots (danses des années swing nées à Harlem dans les années 1930 dansées respectivement en couple et en solo / groupe).
Aujourd'hui, les danseurs de hip-hop ou de deep house reprennent bon nombre de pas de cette danse.
 
 
Le cha-cha-cha :
Le cha-cha-chá est un genre musical inventé en 1954 par le violoniste cubain Enrique Jorrín, de la charanga Orquesta America, dans la première partie du morceau Engañadora (l'autre partie est un rythme de mambo). Le mot «cha-cha-cha», qui désigne également une danse, n'apparaît que dans le morceau Silver Star, et provient du son produit par le frottement des pieds des danseurs sur le sol.
Enrique Jorrín, remarquant les difficultés des danseurs avec le modèle du danzón-mambo (les pas ne sont pas marqués sur le temps, mais sur la syncope), décide de composer des mélodies moins syncopées. Les arrangements de l'orchestre, quant à eux, utilisent toujours la syncope. Ce mélange - la mélodie sur le temps, et l'accompagnement sur le contretemps - est une caractéristique de ce nouveau genre, le cha-cha-cha.
Le cha-cha-cha fait partie des danses de compétition dans la catégorie des danses latines. C'est-à-dire des danses où chacun peut ajouter ses propres figures en plus de celles recensées (à l'inverse des danses standard telles que la valse et le tango). Le cha-cha-cha était appelé également à son origine triple mambo. D'ailleurs, il succède à la mode du mambo, mais devra affronter la concurrence du rock'n'roll, de la bossa nova en 1958, puis de la pachanga en 1960.
Après La Engañadora, d'autres succès ont suivi : Antonio Sánchez (Yo sabía) ; Félix Reina (Angoa) ; Rosendo Ruiz (Rico vacilón, Los Marcianos) ; Rosendo Rosell (Calculadora) ; Richard Egües (El Bodeguero) ; Rafael Lay (Cero codazos). En 1961, Los Machucambos (France), ont connu le succès avec les cha-cha-chas Pepito (mi corazón) (repris par Bourvil) et Eso es el amor.
La danse :
Le Cha-cha-cha est une danse relativement simple à apprendre, mais le pas de base est un petit peu plus compliqué que celui des danses apparentées (rumba, mambo, salsa...). Sa principale caractéristique réside en effet dans le chassé effectué sur le « quatre-et-un » du décompte de la danse. Comme dans toutes les danses latines, c'est le garçon qui guide la fille.
Le pas de base :
    temps 2 : le danseur avance son pied gauche en transférant le poids du corps vers l'avant (danseuse recule pied droit) ;
    temps 3 : le danseur retransfère le poids du corps vers l'arrière (le pied droit - danseuse : pied gauche) ;
    temps 4 et 1 (ou « cha-cha-cha ») : le danseur exécute un chassé vers la gauche (la danseuse vers la droite) ;
On recommence alors en inversant les rôles entre danseur et danseuse.
Une autre façon de danser le cha-cha est le « carré » qui consiste à avancer d'abord le pied droit deux fois puis avancer le pied gauche à la même hauteur, puis reculer le pied droit d'un pas, puis reculer le pied gauche deux fois, puis le pied droit d'un pas puis avancer le pied gauche d'un pas et recommencer avec le pied droit comme au début et ainsi de suite.
Le cha-cha-cha est une musique entraînante, qui se caractérise par un décompte original : on compte « deux-trois », « quatre-et-un », ce dernier correspondant au "cha-cha-cha" ayant donné son nom à cette danse. Le tempo du Cha-cha-cha tourne le plus souvent autour de 100/120 bpm (pulsations à la minute).
Pierre Lavelle, un professeur de danse anglais parti à Cuba a simplifié les pas et appelé la danse cha-cha au lieu de cha-cha-cha.
 
 
Le kuduro :
Inventée par Tony Amado, en Angola en 1996, le Kuduro est populaire en Angola, au Cap-Vert, au Portugal, au Brésil, au Mozambique, en Guinée-Bissau, à Sao Tomé et Principe, en Guyane française et aux Antilles françaises.
D'un point de vue musical, c'est un mélange de Break dance, de semba (danse angolaise) mais aussi d'electro et d'instruments africains.
Diffusé tout d'abord via les radios des transports en commun, il est considéré comme l'un des sous-genres de la musique électronique africaine, comme le Kwaito d'Afrique du Sud. Tout comme le baile funk brésilien dont il est proche, il dérive du son Miami bass californien. Les paroles sont engagées et chantées en portugais.
La danse Kuduro, a été inventée par le même Tony Amado, s'inspirant d'une attitude de Jean-Claude Van Damme et aussi d'une danse de Malanje province d'Angola ! Tony Amado raconte : {"Un jour j’ai vu un film où Jean-Claude Van Damme dansait en étant saoul (Kickboxer). Il était tellement raide, (kuduro). J’ai repris ses pas, accéléré un peu la cadence, et c’est ainsi qu’est née la danse. D’abord boycotté par les médias, le kuduro n’était diffusé que par les candongueiros, petits taxis collectifs de Luanda, et les discothèques populaires de la ville."}
Comme pour le coupé-décalé, le kuduro peut se danser en ligne avec une chorégraphie similaire au madison.
Le groupe portugais Buraka Som Sistema sort en 2008 un disque, Black diamond, sur lequel on retrouve une collaboration avec M.I.A., la référence Anglo-Sri Lankaise de baile funk electroclash. Ce disque apparaît comme le premier à être à même de favoriser la reconnaissance et diffusion de ce style musical en dehors des pays lusophones. Le titre de leur album est une référence à l'émergence d'une classe moyenne noire, surnommée Black Diamond, en Afrique du Sud.
On peut apparenter d'une manière générale le Kuduro à ces différents courants de musiques électroniques crues, issues des quartiers très défavorisés "Musseke" et échappant globalement à l'industrie musicale en dehors des très grandes stars : ghettotech, Miami bass, Bmore breaks, grime, funk carioca, electroclash.
 
 
Le madison :
Le madison fait partie des nombreuses danses en ligne créées dans les années 1960 comme le twist, le hully-gully ou la pachanga. Il s'agit d'une danse sans contact qui se pratique en ligne, seul ou en couple, et qui a démarré à Philadelphie en 1960.
Le créateur du madison original est un Américain ancien mineur, Al Brown, qui a sorti le titre The Madison (son premier disque) avec son groupe, les Tunetoppers.
Le second titre ayant popularisé le madison a été créé par Ray Bryant, "Madison Time".
En France, on a commencé à danser le madison durant l'été 1962, alors que les États-Unis le dansent déjà depuis 1960. Il y a d'ailleurs une séquence de madison assez longue dans le film West Side Story, réalisé par Robert Wise en 1961, et ce film a naturellement participé à la diffusion de cette danse en France.
À l'époque, les disques comportaient au dos de la pochette un synoptique résumant les pas du madison . Ainsi, pas besoin de prendre des cours pour se débrouiller lors de soirées dansantes. Tous les artistes en vogue du moment ont sorti leur titre « madison » (et en particulier en France ceux de la maison de disques Barclay), surfant ainsi sur la vague de popularité. Néanmoins, il faut avouer que certains titres sortent sous une étiquette « madison » et ne sont ni plus ni moins que des rock 'n' roll.
De nos jours, le madison est toujours dansé épisodiquement : pas seulement dans les soirées sixties ou rétro mais aussi dans certains mariages et les discothèques proposant des soirées rock et danses de salon. Il existe à l'heure actuelle plusieurs versions des pas du madison. La version en couple existe toujours mais n'est plus guère dansée. On lui préfère l'une des trois ou quatre versions en ligne dont deux dominent particulièrement.
Comme le madison s'apprend facilement – le temps d'un ou deux morceaux suffit généralement – et ne nécessite pas de partenaire, c'est une danse de choix pour faire bouger les gens qui soi-disant « ne dansent pas ».
Le madison se danse sur un rythme musical lent à médium 4/4 : 30 à 44 MPM en moyenne.
En France, les rois du madison, en tant que chanteurs, seront Billy Bridge, avec son second titre Le Grand M et Harold Nicolas. Mais le madison est aussi souvent associé à des noms plus ou moins connus comme Olivier Despax, Dany Logan, voire Sylvie Vartan, Johnny Hallyday ou Richard Anthony.
Le madison se danse habituellement sur les musiques des années 1962 et suivantes, mais il est tout à fait possible de le faire sur du disco ou certains swings. À noter une reprise récente d'un titre madison dans une orchestration plus tonique et moderne : Last Night par Chris Anderson et DJ Robbie, en vogue en discothèque, ou plus récemment encore le "Madison revival" distribué par Francis Dreyfus music.
 
 
Page mise à jour le 19/08/2016